Nos résultats inédits pointent des enjeux systémiques importants pour les jeunes au sortir du placement : si la moitié des jeunes se retrouvent dans des situations stables au plan résidentiel (en moyenne 13 mois après la sortie du placement), près de 20% ont affirmé avoir vécu une forme d’itinérance visible depuis leur sortie de placement et près du tiers des jeunes sont en situation d’instabilité résidentielle. Les jeunes ayant connu au moins un épisode d’itinérance auraient davantage souhaité obtenir un soutien pour préparer la fin de leur placement que les autres jeunes. Aussi près de 45% des jeunes ont affirmé considérer leur situation résidentielle comme temporaire.

Situation d’occupation et stabilité résidentielle

Globalement, nos données indiquent aussi clairement que la stabilité résidentielle est associée à différents facteurs liés à la transition à la vie adulte. Près de 44 % des jeunes en situation de stabilité résidentielle étaient encore aux études lors de la vague 2 contre 27 % seulement pour les jeunes en situation d’instabilité résidentielle et de 15 % pour ceux qui ont vécu une situation d’itinérance. De la même façon, les proportions d jeunes qui ne sont ni aux études, ni au travail s’accroissent lorsque les jeunes ont vécu des situations d’itinérance.

 

Stabilité résidentielle en fonction du soutien interpersonnel probabilités prédites

Les soutiens interpersonnels peuvent jouer un rôle crucial dans la transition à la vie adulte des jeunes placés. Nous avons demandé aux participants de nommer jusqu’`a cinq personnes desquelles ils sont proches et sur lesquelles ils peuvent compter. Le nombre de personnes nommées fournit ici un bon indicateur de l’étendue du réseau de soutien interpersonnel des jeunes. Ceux-ci ont en moyenne nommé trois personnes proches. Nos résultats démontrent que les jeunes qui déclarent avoir plus de personnes proches ont significativement plus tendance à être en situation de stabilité ou d’instabilité résidentielle qu’à avoir vécu une expérience d’itinérance visible (p < 0,01 dans les deux cas).

Notre étude démontre un lien entre sous-scolarisation des jeunes placés, l’instabilité lors du placement et le fait d’avoir connu au moins un épisode d’itinérance visible à la sortie du placement.

Pour les versions en Français:

Consultez le rapport en cliquant ici

Consultez le communiqué de presse en cliquant ici

 

For the English versions:

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Voici les articles et entrevues en lien avec le rapport : «Stabilité résidentielle, instabilité résidentielle et itinérance des jeunes quittant un placement substitut pour la transition à la vie adulte»:

 

 

 

Les informations seront ajoutées dès leur publication.

 

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Le 2e rapport sommaire intitulé : Le rôle de l’instabilité des trajectoires sur les transitions à la vie adulte détaillant les premiers résultats de l’Étude sur le devenir des jeunes placés peut être téléchargé en format PDF.

L’instabilité des placements est un enjeu majeur pour les jeunes en transition. Cette instabilité est étroitement reliée aux expériences scolaires des jeunes et affecte directement leurs perspectives d’avenir.

Faits saillants :

Les  jeunes ayant connu plus d’instabilité ont jusqu’à deux fois moins de chance d’être en voie d’obtenir un diplôme d’études secondaire ou l’équivalent avant leur majorité. Ils ont aussi deux fois plus de probabilité de n’être ni aux études ni en emploi que ceux ayant connu un parcours plus stable. Cette réalité est particulièrement marquée chez les jeunes en centre de réadaptation, comparativement aux jeunes placés en famille d’accueil qui ont de meilleurs résultats scolaires.

Probabilité d’avoir obtenu ou d’être en voie d’obtenir le DES avant 18 ans

Consultez le rapport détaillé en cliquant ici ! 

Consultez le communiqué de presse en cliquant ici !

To view the English Press Release : Press Release EDJeP 2

Voici les articles et entrevues en lien avec le rapport : « Le rôle de l’instabilité des trajectoires sur les transitions à la vie adulte »:

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Le  1er rapport sommaire intitulé :  La scolarisation, enjeu majeur pour les jeunese détaillant les premiers résultats de l’Étude sur le devenir des jeunes placés peut être téléchargé en format PDF.  Les principales figures du rapport sont aussi disponibles en version interactive sur cette page afin de vous permettre d’explorer les résultats plus en détails.

Pour consulter le communiqué de presse : Communiqué de Presse EDJeP

To view the English Press Release : Press Release EDJeP

Voici les articles et entrevues en lien avec le rapport : « La scolarisation, enjeu majeur pour les jeunese » :

 

Résultats marquants

 

La figure précédente rend compte du niveau scolaire pour l’année en cours des jeunes d’environ 17 ans. Les données pour les jeunes placés proviennent de l’Étude sur le devenir des jeunes placés (EDJeP), alors que les données pour les jeunes défavorisés et les jeunes en général proviennent de la vague E18 de l’Étude longitudinale sur le développement des enfants du Québec (ELDEQ).

La figure compare le niveau scolaire en cours des jeunes d’EDJeP avec le niveau scolaire des jeunes Québécois du même âge tel que mesuré dans l’ELDEQ. Lorsqu’ils avaient 17 ans, 75% de tous les jeunes de l’ELDEQ étaient inscrits en secondaire 5. Chez les jeunes issus de milieux défavorisés, cette proportion était nettement plus faible à 53,3%. Chez les jeunes placés participants à EDJeP, seuls 17,1% étaient inscrits en secondaire 5 au moment de la vague 1. Les jeunes placés participants à EDJeP sont non seulement systématiquement plus nombreux que les jeunes Québécois à être inscrits dans des niveaux inférieurs au secondaire 5, ils sont aussi systématiquement plus nombreux que les Québécois issus de milieux défavorisés. 19,2% des jeunes EDJeP n’avaient toujours pas dépassé le secondaire 2 au moment de la première vague. Cette proportion était de 2,2% chez tous les participants de l’ELDEQ et de 7,5% chez ceux issus uniquement de milieux défavorisés.

La figure précédente rend compte du retard scolaire des jeunes d’environ 17 ans. Les données pour les jeunes placés proviennent de l’Étude sur le devenir des jeunes placés (EDJeP), alors que les données pour les jeunes défavorisés et les jeunes en général proviennent de la vague E18 de l’Étude longitudinale sur le développement des enfants du Québec (ELDEQ).

La figure compare les participants EDJeP à ceux de l’ELDEQ. Lorsqu’ils avaient 17 ans, 79,8% des de tous les participants à l’ELDEQ n’avaient jamais doublé une année et cette proportion diminuait à 60% chez ceux issus de milieux défavorisés. Chez les jeunes placés participants à EDJeP, seuls 26,7% n’avaient jamais repris une année scolaire. 31% des jeunes EDJeP avaient déjà doublé une année comparativement à 13,4% des jeunes ELDEQ et 22% de jeunes ELDEQ issus de milieux défavorisés. 22,4% des jeunes EDJeP avaient déjà doublé deux années alors que les pourcentages étaient respectivement de 5,4% et 17,7% chez tous les participants ELDEQ et ceux issus de milieux défavorisés. Plus encore, près de 20% des jeunes EDJeP ont déjà doublé trois années ou plus, alors que ce n’est le cas que de 1,3% des jeunes ELDEQ. Chez les jeunes Québécois, ceux qui ont doublé une année sont une minorité et cela est aussi vrai chez les jeunes issus de milieux défavorisés, bien que ces derniers soient évidemment plus nombreux à avoir déjà doublé une année. Chez les jeunes placés, ceux qui n’ont jamais repris une année sont la nette minorité.

La figure précédente rend compte des réponses des jeunes à la question «Quel est le plus haut niveau de scolarité que tu désires atteindre»? Les données pour les jeunes placés proviennent de l’Étude sur le devenir des jeunes placés (EDJeP), alors que les données pour les jeunes défavorisés et les jeunes en général proviennent de la vague E18 de l’Étude longitudinale sur le développement des enfants du Québec (ELDEQ). Systématiquement, les jeunes placés visent des diplômes de niveaux inférieurs à ceux visés par l’ensemble des jeunes Québécois ou ceux issus des milieux défavorisés. Par exemple, 27,2% des participants à EDJeP disent vouloir faire des études universitaires, alors que ces pourcentages sont de 36,3% pour les Québécois défavorisés et de 54,5% pour l’ensemble des jeunes Québécois.

 

La figure précédente rend compte des pourcentages de jeunes participants à EDJeP ayant répondu «Entièrement d’accord» ou «D’accord» à la question «D’une façon générale, je suis satisfait(e) de mon expérience de placement». Les barres bleues représentent les pourcentages de jeunes satisfaits pour chaque groupe et les fourches rouges représentent les intervalles de confiance à 95%.

On remarque d’importantes variations dans les niveaux de satisfaction en fonction du type de placement des participants. Les jeunes les plus satisfaits sont ceux qui sont placés en famille d’accueil, qui sont 85% à dire qu’ils sont satisfaits. Les moins satisfaits sont les jeunes placés en foyer de groupe (58,8%) de même que ceux placés en centre de réadaptation (53%). Dans les deux cas, ces différences par rapport aux jeunes placés en famille d’accueil sont substantielles et significatives.

La figure précédente rend compte du plus haut niveau d’éducation complété par les participants EDJeP en fonction de leur réponse à la question suivante «Depuis le début de ton placement, est-ce que tu considères que tu as reçu de l’encouragement pour poursuivre tes études après le secondaire de la part de ta famille d’accueil, du personnel des centres jeunesse (DPJ), ou de tout autre professionnel»?

Nos résultats, affichés à la figure précédente, montrent que plus les jeunes placés perçoivent avoir été encouragés à poursuivre leurs études au-delà du secondaire, plus ils ont tendance à avoir un haut niveau d’étude complété. Nous avons donc des indications que les jeunes placés qui se sentent soutenus en tirent des bénéfices réels. Ces bénéfices sont ici d’autant plus importants que l’éducation est bien entendu un élément crucial pour le devenir des jeunes.